May démissionne et fait chuter la livre sterling
La démission de la première ministre Theresa May a eu l’effet d’une bombe sur les marchés des changes.
C
ette décision et la lutte de pouvoir qui s'ensuit au sein du parti conservateur augmentent l'incertitude liée au Brexit et les marchés réagissent en faisant de la livre sterling la devise la moins performante de la semaine. Ailleurs la semaine était contrasté, le dollar ayant reculé modestement par rapport à la plupart des principales devises mais sans mouvement spectaculaire. Les élections européennes étaient marginalement positives pour l'euro, les partis populistes ayant pour la plupart sous-performé les pronostics et les partis pro-européens ; libéraux et verts ayant enregistré des gains importants.

Cette semaine est une semaine calme sans données macroéconomiques majeures, ni décisions politiques dans les principales zones monétaires. Nous nous attendons à ce que les mouvements sur le marché des changes soit impactée par les informations concernant le Brexit et le conflit commercial américano-chinois.

GBP


Le Premier ministre, qui a annoncé sa démission en mai, a assombri une semaine ponctuée par de bonnes données macroéconomiques au Royaume-Uni. Les ventes au détail continuent de croître à un rythme soutenu et l'inflation de base reste bien ancrée juste en dessous du niveau de 2%. Cette semaine est calme sur le front économique. Les marchés resteront concentrés sur la lutte entre les responsables conservateurs et les conséquences des élections européennes de ce week-end, qui ont été très médiocres pour les deux principaux partis. Nous sommes de plus en plus convaincus que l'impasse du Brexit ne peut être résolue sans des élections générales et un nouveau parlement.

EUR


L'euro a connu une semaine plus chargée, à commencer par la légère reprise des indices d'activité des PMI et les résultats aux élections européennes ce week-end. Les partis populistes anti-euro ont eu des résultats quelque peu médiocres et les partis verts et libéraux fortement pro-européens ont enregistré les gains les plus importants. Avec les risques politiques liés aux élections et l'absence de nouvelles concernant le Brexit, nous nous attendons maintenant à ce que l'euro réponde à la récente série de bonnes nouvelles et s’apprécie face au dollar américain.

USD


Contrairement à la zone euro, les indicateurs économiques de second rang publiés la semaine dernière sont sortis en baisse, notamment les enquêtes PMI. Le compte rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale a confirmé que la Fed ne voit aucune raison d’augmenter ou de baisser ses taux. Nous prévoyons une politique monétaire inchangée dans un avenir prévisible. Cette semaine devrait être calme, à l'exception de la publication du rapport sur la consommation des ménages de vendredi, qui contient un indicateur clé de l'inflation. Cela sera essentiel car les membres de la Fed ont jusqu'à présent mis l'accent sur l'absence de pressions inflationnistes.
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